19.3.12

Grève étudiante

Ne renoncez surtout pas: vous êtes sur le point de gagner. La solidarité n'est pas un vain mot; du moment que la moitié au moins de vos rangs ne cède pas, la session ne peut être perdue et le gouvernement doit céder.

Astheure: réfléchissez à ce que vous réclamez vraiment. Vous pouvez obtenir plus et mieux, pour ceux qui vous suivront comme pour vous-mêmes. Les cours qu'on vous donne (qu'on vous vend) sont pourris, corrompus par la lèpre boomeuse. Récupérez votre enseignement.

Demandez collectivement qu'on vous rembourse pour l'escroquerie de l'instruction qu'on ne vous a pas livrée depuis le début, pour ces diplômes qui ne valent rien hors nos frontières: n'ayez pas peur d'admettre vos lacunes en français, en histoire, en realpolitik, ce n'est pas votre faute, c'est la leur, demandez justice, demandez plus qu'un gel, plus que la gratuité, demandez un remboursement, puis une instruction qui vaille qu'on paie pour! Demandez ça pour vos petits frères, vos petites soeurs, vos enfants, vous pouvez vraiment faire une immense différence, initier une vraie révolution, une coalition des générations qui va au-delà de vous, on va vous rejoindre et vous aider!

10 commentaires:

gaétan a dit...

J'appuie. Et les étudiants et tes propos au sujet de la fausse représentation qu'à été l'éducation au Québec pendant quelques années et dont les étudiants furent d'innocents cobayes d'une clique d'hurluberlus.

Mistral a dit...

I ask for your help, then, GeeBee.

Relaie vers ici.

Quelques années? Ça a commencé en 1970. J'entrais en première année.

Merci d'avoir été le premier Boomer à répondre à l'appel.

Gaétan Bouchard a dit...

Rien n'a changé depuis le temps que Rabelais se moquait des crétins de la Sorbonne. Le vrai enseignement se trouve dans la rue et, un peu quand même, dans les bibliothèques. Les meilleurs sont presque toujours des autodidactes. Les institutions, quelles qu'elles soient, ne produisent que de la médiocrité. On devrait être remboursé pour cette éducation pourrie, bien sûr, mais aussi recevoir son dû pour tout ce qui s'exploite au-dessus comme en-dessous de ce putain de pays. Google est devenue une meilleure université que toutes les universités québécoises réunies. Pourquoi s'embarrasser des commentateurs? Il est facile d'aller chercher l'information à sa source avec un brin de logique et un soupçon d'analyse. Étudiants, n'ayez pas honte d'être parfois plus brillants que vos profs.

PJ Brunnemer a dit...

Wo le moteurs Monsieur Chose. «La lèpre boomeuse»? Moi j'ai plein d'amis de la jeune à la fin trentaine qui enseignent, je fais partie de cette génération et moi-même j'enseigne, et nos cours sont loin d'être pourris. Il y a un virage qui s'opère depuis au moins conq ou six ans, et la qualité de l'enseignement ne fait qu'augmenter d'année en année. Donc, s'il-vous-plaît, veuillez tempérer votre jugement, car je présume qu'il y a longtemps que vous ne fréquentez plus les bancs d'école, et ça commence à paraître.
Sans rancune.

MakesmewonderHum a dit...

Nous serons avec eux, Jeudi, plusieurs, à s'être donné le mot. J'aurai pour vous, en temps et lieux, question de laisser retomber la poussière, l'histoire abracadabrante, de ma belle-fille pour l'obtention légitime de son diplôme de maîtrise, au prise pendant des années, à payer de sa poche pour l'incurie administrative et professorale de l'U du "Cul", la même que l'Îlot Voyageur, etc. Une honte totale et qui va exactement dan'l sens de ton propos.

gaétan a dit...

Répondu à l'appel. Un peu brouillon le devoir, mais bon mettons que c'temps-ci les j'ai les jambes qui tournent plus vites que les neuronnes.... :-)

Le plumitif a dit...

non mais c’est pas un phénomène si localisé non plus... me rappelle la première fois que j’ai vu Annie Hall, quand Alvy Singer parle des profs de son école (on voit leurs tronches pas possibles défiler à l’écran), il dit kekchose genre "quand un prof est trop nul pour enseigner quoi que ce soit, on lui refile l’éducation physique, et ceux qui sont encore trop nuls pour ça, ben, on les envoie à notre école" (de mémoire comme ça, ça n’a évidemment pas le punch de l’original, mais en gros c’est l’idée)...
ben, instantanément, j’me suis dit: osti!, j’ai eu exactement les mêmes!!!

helenablue a dit...

C'est triste et révoltant de voir à quel point l'éducation est ainsi bafouée et si peu respectée.
Je trouve formidable que les étudiants se révoltent et prennent ainsi en main leur destin. A te lire , il y a fort à faire! L'enjeu est important, C'est tout l'avenir qu'ils ont entre leurs mains, on ne peut que les soutenir même de l'autre côté de l'océan!

Ginette Desmarais a dit...

Tellement vrai ce que vous dites sur le clivage en éducation qui s'est produit à ce moment-là. En 1970, désorganisation et foutoir généralisé. Les polyvalentes s'implantaient. Et la "démocratisation" du savoir. C'est pour ça que je ne suis pas allée à l'université. En effet, pourquoi continuer à désapprendre ?

Le plumitif a dit...

suis tombé par hasard sur cette petite phrase d’Edgar Morin, extirpée sans vergogne d’un contexte qui n’a strictement rien à voir, mais qui me semble illustrer à merveille le mécanisme à la source de cet avortement générationnel que tu évoques à travers cette "lèpre boomeuse" qui en a résulté:

Ainsi, comme toujours, les premiers guides de l’évolution deviennent les principaux obstacles à la révolution. Ils résistent à la métamorphose dont ils ont été pourtant les têtards.

(oui, bon, ils en ont peut-être aussi été surtout les fêtards, mais quand même...)