15.8.08

Montréal-Nord (suite)

Ensuite de ça, créons une vraie police communautaire d'urgence, une escouade spécialisée, menée par un de ces superflics hyperinstruits bardés de doctorats dont on nous dit qu'ils existent et qui finissent toujours par se présenter à la mairie de Montréal. Qu'il établisse un vrai rapport avec la communauté et que la presse lui crisse la paix pour au moins un an. Que cette police soit constituée d'hommes aguerris et mûrs, pas des bleus qui dégainent sous l'insulte et pas des femmes de cinq pieds six qui se font saisir à la gorge quand elles roulent des mécaniques. Que cette police agisse avec une ferme bienveillance, qu'elle ferme les yeux sur le Yo qui crache sur le trottoir, et qu'elle aborde chaque citoyen avec respect en le vouvoyant, le temps de voir s'il se mérite une balle dans la gueule. Que les citoyens du quartier se sentent protégés et ne craignent plus d'appeler la police.

Un quartier en santé ne repousse pas les pompiers à coups de pierres quand les incendies ragent. Les pompiers ne l'ont pas dit, pour ne pas jeter de l'huile sur le feu, mais c'est la faute du climat policier, et c'est sérieusement menaçant.

13 commentaires:

É. a dit...

Montréal-Nord, ça a toujours été chaud depuis qu'y z'ont rasé les champs des cultivateurs pour y aligner les blocs à deux balles, au tout début. C'est un quartier conçu pour être déshérité, loin de tout, chargé à bloc de ghettos aveugles et cul-de-jatte. Un four de Babel suintant et poussiéreux aux boulevards interminables et aux écoles à l'apparence de pénitenciers. Montréal-Nord vit écartelée entre le vortex du Boulevard Industriel au Sud et la lisière des Millionnaires au Nord, une mince bande de haciendas friquées dissimulant aux autres citoyens la Rivière des Prairies qui aurait autrement pu aérer un tantinet.

En fait, je dis peut-être n'importe quoi. J'y ai vécu 18 ans et je suis pas retourné. Alors, qui sait, ça a pu changer pas mal. Ils ont certainement travaillé pour rendre ça vivable… Eh eh eh…

Mistral a dit...

Ché pas. T'es parti, VLB aussi. Faudra qu'un autre écrivain en surgisse pour en parler, un noir génial et colérique.

É. a dit...

Tu oublies Marjo !
:0)

Mistral a dit...

As much as I can, yes, I do. You won't blame me for that.

É. a dit...

Lysss ! Et Claude Legault !

Mistral a dit...

Le vieux qui fait des annonces de margarine?

Mistral a dit...

(Kessa veut dire, Mac, Lysss, à part une commune suisse du canton de Berne avec un s de trop?)

Mistral a dit...

Lamenting your somewhat sorry sack?

J'espère que c'est pas ça.

Mistral a dit...

Je jure pas, mais je crois que cette espèce de policier existe. Celle qui veut faire du bien quand elle peut, ne pas faire de mal quand elle veut...

J'en connais un. S'il y en a un, il y en a dix. S'il y en a dix, il y en a sûrement deux-cent-cinquante-quatre-et-qui-sait-ensuite-si...

Matheo a dit...

Épluchette de maïs, quelconque levée de fond.

Bien loin d'un long défilé, des membres provenant d'aussi loin que de New York, Calgary, et même de Californie.

Pas évident d'être policier? Et d'être autrement, sacrament?

É. a dit...

Je connais de très honnêtes flics de Montréal. J'en ai même connu des tas. Plus que j'ai connu de pourris. Même si ça, j'en ai aussi rencontré, et plus qu'un ou deux. Nous sommes presque seuls au monde, à Mtl avec nos flics sincères et droits. Hi, hi, hi ! Ça surprend toujours les Sudaméricains ou les Ouzbekis ! Hu, hu, hu !

LYSS = La Yeule en Sang (de rire)
On l'a inventé ensemble, oh, grizzly ! T'en souviens djà pu ?

Bises espagnoles (à l'espelette)
É.

Mistral a dit...

Ah!!! LYES!

É. a dit...

Lyes, damn lyes, and the business of public relations.