6.8.08

Coïncidences

Lunch avec JB qui m'a filé des cigarettes chinoises joliment nommées Double Happiness. On a évoqué, entre autres, les quarante ans des Belles-Soeurs et, trente secondes après qu'on se soit séparés, je suis tombé sur Michel Tremblay qui remontait Saint-Denis.

La vie est farcie de ces coïncidences et en général on les adore: d'où vient alors qu'elles nous insupportent dans les romans et dans les films? Il n'est guère qu'au théâtre que nous acceptions la convention sans renâcler, parce que le théâtre est supposé être irréel; pourtant la réalité est émaillée quotidiennement d'occurrences qui paraissent bien peu probables...

5 commentaires:

É. a dit...

J'arrête plus de vivre des trucs mal écrits. On dirait que Syd Field s'est emparé de mon destin. Le dernier dénouement n'est même pas crédible, tellement c'est mélo.

:0)

Mistral a dit...

Tu as vu Le voleur de bicyclette, emblématique du néoréalisme méditerranéen?

Sorry, I guess it's a bit early to joke about it...

É. a dit...

Eh eh eh… De Sica aurait mieux écrit ma vie que ce que mon absurde destin a réussi à faire jusqu'à maintenant.

Mistral a dit...

Tu marches, prince parmi les hommes, et tu te plains le ventre plein.

Je compatis, tu le sais bien, non sans quelque jalousie toutefois: qu'aurait-il pu t'arriver de mieux à cette étape du livre de ta vie aventureuse, sinon te faire sauter ta bécane? Les pages que tu vas en tirer me font d'avance saliver.

Et puis ça change le deuil de place, dans ton coeur, vieux pirate, et puis tu vois que les gens t'aiment, et puis tu te retrouves nu, chrétien comme l'Écosse de tes aïeux et sauvage comme la Forêt Laurentienne de tes autres aïeux.

Love,

C.

É. a dit...

Oui, tout ça est vrai. J'ai qu'à saisir la barre du jour, comme disait l'autre. Satori.