25.3.08

Cinq ans...


Cinq ans, 4 000 soldats yankees et de 100 000 à 1 000 000 d'Irakiens morts plus tard: la fois où j'ai marché pour rien.

À pirater: Redacted, de Brian De Palma.

10 commentaires:

noisettesociale a dit...

Je te comprends.

Moi aussi, j'ai marché pour rien. Puis je me souviens aussi du froid ;)

Mistral a dit...

Oh! Ce froid! Sec et pénétrant. Je venais de me laver les cheveux et ils ont gelé sous mon chapeau...

Patrick Dion a dit...

Question poche à deux cennes.

Tu recommencerais? Je veux dire, tu t'empêcherais de marcher aujourd'hui? As-tu l'impression que c'est pour rien tout ça, du vide et du vent. Crois-tu que c'est inutile de donner son point de vue, de montrer son désaccord de la sorte?

Doit-on arrêter de marcher?

Mistral a dit...

Franchement, je n'y croyais pas davantage alors, mais j'avais un fils de vingt ans et fallait que je fasse quelque chose.

& a dit...

Pas pour rien, non. Ça donne espoir aux autres.

Patrick Dion a dit...

Y a quand même quelque chose de troublant dans le fait d'être désabusé comme ça. Je me trouvais cynique, tu l'es plus que moi. À quoi ça sert tout ça alors?

Je sais, j'ai une belle naïveté...

Mistral a dit...

Ma foi, Pat, cent mille, c'est à peu près le nombre de marcheurs Montréalais ce jour-là. Imaginer une telle quantité de civils trucidés par les forces de libération, ça refroidit l'idéal, en effet.

doubleassassinat a dit...

À ce sujet, un article du quotidien français Le Monde, proposant un survol de dizaines de blogues tenus par des Irakiens, décrivant l'enfer de la vie quotidienne dans un pays en guerre. À lire ici :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/03/19/les-blogs-irakiens-compte-rendu-desabuse-d-un-quotidien-en-ruine_1024507_3218.html#ens_id=1024523

Ceci étant dit, merci, merci à tous ceux qui ont « marché pour rien », lors ce fameux jour de froid.

jeanbarbe a dit...

Je me souviens de n'y être pas allé. Je trouvais un peu brève la pensée contenue sur une pancarte qui dit NON À LA GUERRE. Mais à quoi on dit oui? À la place, j'ai écrit Comment devenir un monstre. Et c'était dans ces termes-là que j'y pensais. «Tu vas pas marcher? Écris, d'abord.»
Ce que je fis.
Je commençais à peine. Cette obligation morale m'a aidé à finir.

alsalvas a dit...

La litt est un bon moyen pour se coltailler avec la violence. Puis son apothéose; la guerre... À propos de cette salope, lisez ce que le juge Holden en dit dans Blood Meridian. Ça coupe l'envie de marcher en étole... Mais ça donne l'envie de s'asseoir sur son cul pour y jongler sérieusement...