16.4.13

Juste un crisse de Grilled Cheese!

Y a quelqu'un qui nous a shippé une recette de Grilled Cheese en français, mais on l'a égarée. MakesmewonderHum! croit se rappeler que l'ingrédient spécial, c'était du fromage bleu. Tonio dit que c'était du Maroilles, le cheese Ch'ti qui pue virtuellement dans le monde entier depuis le film de Dany Boon. Emcée dit que c'est des tranches de Kraft orange salé. Moé je dis fuck, c'est de la caséine anyway. Remember, la recette était en français. Ai-je besoin d'en dire plus? L'affaire est close, me semble. L'expéditeur s'est trahi. C'est manifestement une personne de l'Hexagone, et on peut d'emblée rayer trente millions de suspects du fait que la coupable est va sans dire de sexe pitoune. Les mecs bouffent des Grilled Cheese, à la rigueur ils s'en font cuire, mais ils écrivent pas la recette et la transmettent encore moins. Donc, une pitoune hexagonale de langue gauloise ignorant que caséine vient du latin caseus signifiant fromage et ignorant davantage qu'en France on s'en sert aussi (I kid you not! It's disgusting, I know, but it's all true!) comme liant de peinture. S'il n'y avait que ça, passe encore: on se souvient du scandale de l'antigel dans le Beaujolais Nouveau destiné à l'exportation (ici!). Correction: on s'en souvient pas, justement, alors imaginez ce qu'on peut s'en foutre de ce qu'ils mixent dans leur peinture, Picasso liait ses couleurs avec de la morve, Buonarroti incorporait du blanc d'oeuf à ses pigments, on va pas s'offusquer que les Français mettent du fromage dans leur acrylique. C'est quand on apprend que la caséine est aussi une colle utilisée dans les vins blancs pour les rafraîchir que là, franchement, on démissionne!

Je décrète donc que cette recette de Grilled Cheese en apparence inoffensive sentait mauvais pour cause de caséine de race floue.



14 commentaires:

Pat Caza a dit...

speedballs ?

Mistral a dit...

Sure. How many you got? How much? I can't find my car, maybe Danger could deliver on his magic bike? He's got speed, he's got balls, he's...

Lyes.

helenablue a dit...

:-)

Mistral a dit...

Yo, Baby Blue! Gooood morning to you!

helenablue a dit...

Thanks Black Angel!

Là, je suis bluffée: la caséine, c'est fou!

( Croque- maroilles, vais tenter la chose, pour voir!)

Le plumitif a dit...

pour les grilled cheese qui pusent, pas besoin de l'Hexagone; j'ai souvenance encore du fumet à décoller la tapisserie émanant d'un fromo ramené de l'Île d'Orléans par mon père dans ma prime jeunesse, une de ces pâtes aux effluves innommables, concoctée par un maître fromager visionnaire et avant-gardiste, un monsieur Aubin si ma mémoire est bonne; m'a te dire, j’ai pas eu le cœur d’y goûter, mais j’ai jamais senti pire, même pas un brebis qui avait à ce point empesté ma petite chambre lors d’un séjour chez nos cousins d’outre-atlantique que même les proprios, pourtant des locaux théoriquement immunisés, m’avaient agoni comme c’est pas possible, avec toute la verdeur pestilentielle de leur patois lui-même d’une coagulation exemplaire et, somme toute, des plus savoureux; mais était-ce de ma faute foutre dioû s’il n’y avait pas de frigo, qu’il faisait dans les 37,2 degrés le matin et que j’avais pas pensé à laisser les fenêtres ouvertes? (heu… oui, bon, ce bout-là est un peu de ma faute j’avoue)...

Vincent Demers a dit...

Ce texte à lui seul mériterait une Kraft Single au carré Saint-Louis.

Mistral a dit...

Ouiiiiiii! Same for me! 85, 86 maybe, dans le Jura français!

(Tribaux, so you can follow: le brebis que Plum' décrit est une cryptométaphore, on n'est jamais trop prudent, pour Philippe Djian).

Seule différence: j'avais pris soin d'ouvrir le châssis avant d'ouvrir le livre et me mettre au lit, si bien qu'aux environs de la page dix, quand la pestilence devint méphitique, je pus pitcher la chose dehors sans me lever, d'un seul souple swing du bras, je le revois décrire une arabesque, ce livre épais mais léger, sortir par la fenêtre, et je l'entends aboutir, FLOC! dans une sorte de bruit de bouette; j'ai fermé la lampe de chevet, j'ai fermé les yeux et j'imaginais malgré moi ouîr des grognements porcins (le lendemain, je découvris que nos hôtes jurassiques gardaient dans un petit enclos sous la fenêtre un couple de sangliers et leurs marcassins, pateaugeant béatement dans la fange, full zen, full en paix, full happy, pis là la laie tétines à l'air ek ses trois cochonnets accrochés qui la tètent affecte un air d'indifférence matriarcal souverain, tsé, genre Pauline Marois dans la soue du Salon bleu de la Race, pis pour bien ponctuer son effet, elle se met à chier, chier, chier en faisant mine de pas s'en apercevoir. Et c'est dans ce sundae fécal, dans la twist au top, que je vis ce qui restait de l'opus de PD. Dont Wiki dit qu'il est parfois présenté comme un héritier de la Beat generation en France . Parfois, indeed. Comme Jauni Haliday est parfois présenté comme l'héritier du roque'enne'rolle en France. Depuis quoi, 90 ans, genre? De parfois en parfois, ça finit par faire une carrière, une bonne galette même...

Djian. Stinking fraud, reeking conman.

MakesmewonderHum a dit...

in Assassins, 1994 :

« La vaniteuse idée que j'avais pu avoir de moi s'était effilochée avec le temps et je ne la portais plus comme un étendard. Aucun nouvel accroc ne méritait que je déclare la guerre à qui que ce soit. il fallait se réserver pour les attaques vraiment sérieuses. Car celui qui mène mille petits combats ne peut jamais lever son sabre assez haut et meurt d'épuisement.»

Criss y a jamais vu Indiana Jones. Bin tanné tu sors ton gun pis té tires, fuck le sabre Simbad a mal au bras!

pis:
« Si on ne peut pas avoir le cœur de quelqu'un, faut-il pour autant renoncer au reste ? »

Noooooon! J'veux sa peau pis ses os pour me faire de la colle, simonac! Le fromage yépu achetable.

Mistral a dit...

Djian, you mean? Sa pelleterie? That French waste of skin wouldn't amount to two cuillers à thé de colle blanche même si tu bouillais sa couenne au chaudron trente heures de temps, sans parler du risque que surgisse Brigitte Bardot au beau milieu que Djian mijote, ek un caméraman, un pochard gaspésien ramassé en chemin déguisé en chef indien ek des plumes en plastique de Dollarama (deux douzaines pour 4 piasses, BB pingresse comme Harpagone gémit C'est combien en eurooooos!!?,

helenablue a dit...

Lyes!

Va bien falloir alors que vous découvriez tous cette odeur particulière et sauvage qui vous prend aux naseaux et vous plonge dans une déconvenue totale qu'est celle du maroilles. Je ne sais si elle déchire autant que celle de la fonte à chaud du fromage du papa de Plumi, ou celle indéfinissable du fromage jurassien évoqué par Mistral mais je peux vous dire que c'est une odeur que vous n'avez jamais sentie tant ça puire, messires...
Je ne connais pas pourtant un fromage si dichotomique, puant à chaud et si délicieux en bouche.
J'ai essayé hier soir des grilled cheese au maroilles, il a fallu ouvrir toutes les fenêtres et ce matin les murs sont encore imprégnés des effluves fromagères. Un peu à moitié dans le coaltar, à mon réveil, je me suis même demandée si je n'avais pas oublié un corps dans un placard depuis quelques années!
On s'est régalé mais alors avec des pinces à linge au bout du nez! Fallait voir le tableau! Hé,hé... je crois que je vais m'en tenir dorénavant à la recette de grand-maman!


Le plumitif a dit...

LYES! (ouaip, en tombant sur cette supercherie, me suis dit "calvaire! c’est quoi ça, le traducteur de Bukowski qui veut profiter de la vague, tâter aussi de la galette???" – entéka, si t’es pas là souvent de ce temps-là, quand t’es là, t’es là en osti, assez toffe pour les zygomatiques merci!)

Mistral a dit...

J'adore la façon qu'on a de se faire tant de fun avec si peu.

crocomickey a dit...

Un shooter de caséine mettons ... Avec un soupçon d'absinthe ...