29.1.08

Quelle famille!


Si j'ai dormi vingt-quatre heures comme une souche, c'est que j'ai passé la nuit de dimanche à lundi au Bunker avec cousin Jean-François (Moran). Un tas de temps à rattraper et d'idées à explorer. Et comme il part conquérir Cannes, on a beaucoup parlé de cinéma...

Sur son album Tabac figure un texte de me myself & I: Vers à soie.

4 commentaires:

  1. Je suis désolé d'intervenir ici
    à titre de visiteur, de badaud du web.
    Je suis content Christian, qu'une autre de tes chansons se retrouvent sur un disque.

    Mais si je me permets d'écrire ici
    un petit mot, c'est surtout pour te dire à quel point ton message aviné de l'autre nuit m'a interloqué.

    Je me pose la question et je te la pose, sans souhaiter nécessairement amener un sujet ou transporter une autre brique existentielle sur notre édifice humain par trop construit à la va-vite, immeuble de carton, de pierre et de bois avec des fenêtres de mie de pain.

    L'amitié.
    Qu'est-ce que l'amitié véritable et comment la repérer parmi les monceaux de détritus sociaux qui informent nos vies citadines et concourent à notre bien-être personnel ?

    Sans chercher à me transformer ici en La Rochefoucaud de ruelle,
    j'en ai tout de même conclu avec le temps que l'amitié, celle qui compte, celle qui se vit même en l'absence de l'ami(e), éloigné de lui ou d'elle, est celle qui
    n'a pas peur d'essuyer les médisanses qui fusent.
    Celle qui défend les intérêts et la mémoire des amis disparus, aussi vindicativement qu'en leur présence.

    Je crois que l'amitié peut être vécu à distance.

    Qu'elle peut se transformer en un échange de mots respectueux,
    de mots tendres et fraternels
    en présence d'éléments dénigreurs
    ou d'éléments mépriseurs.

    Personne n'a le contrôle
    sur ce que les gens pensent.
    Mais un ami sincère
    ne transforme jamais
    les gens qu'il rencontre
    en ennemi de son ami.

    Il faudrait revenir à Spinoza (L'Éthique)
    pour recenser toutes les situations
    entre amis et ennemis répertoriables.

    Mais disons que l'amitié sincère
    est pour moi une façon
    d'extrapoler les relations
    humaines amicales outau-delà des ragots
    et de toujours donner le bénéfice
    du doute à l'homme qui est supposé
    avoir tort s'il s'adonne à être notre ami.

    C'est complexe et discret l'amitié.

    On peut s'éloigner de quelqu'un
    sans cesser toutefois de le respecter.

    Quelquefois, le vent de la distance
    suffit à nourrir la flamme
    indéfectible de la fraternité discrète.

    ciao !

    Bertrand

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  2. C'est à cause du numéro de la revue que tu prépares. Avinées ou pas, je n'ai pas eu de tes nouvelles. J'en ai conclu que tu m'aimes puuuuuuuus!

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  3. C'est que dans mon numéro truculent et tonitruant sur la masturbation, qui se déguisera sous le titre pas vraiment déguisé de MASTURBATORIUM, je souhaitais privilégier la main de velours de ces dames.

    D'ailleurs, jusqu'à présent,
    je n'ai reçu que des textes
    de femmes.

    Elles sont en feu ces affamées de la main droite et de la pomme de douche et des langues vibrantes !

    Voilà.

    Il y aura quelques contributions masculines.

    Mais je cherchais à embrigader des plumes nouvelles, à enrôler de «nouveaux avinés».

    Nelly Arcan ne m'a jamais répondu.
    C'était l'exception, avec Brisebois.

    J'aurais aimé qu'elle décrive en détails les courbes de niveau de sa tourbe.

    Mais peine perdue.

    Si tu te sens l'esprit lubrique,
    si tu penses travailler un texte
    sur la masturbation sans te censurer et en parlant de ta verge large (comme la romancière l'a bien décrite sous son peudonyme de Rasberry) et bien j'attends un texte de toi !

    De deux à cinq feuillets.

    Tu me l'envois et tu traiteras avec moi seulement: voiciunelettre@hotmail.com.

    Date de tombée: 1er mars.

    Cette invitation n'est ouverte qu'à toi.

    Pas de sollicitations indues.
    Mon numéro est déjà complet.

    take care !
    BL

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  4. Bon, ben, il était temps!

    Le texte est dans la malle: tu vas l'avoir d'ici cinq minutes.

    Nelly, Paddy, des plumes nouvelles? J'ai quoi, moi, cent ans?

    Vieux verrat de mon coeur.

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