6.4.11

Quand à son tour il sera mort, ceci demeurera



Quand on aura voulu l'occire aussi, l'artiste Bertrand Cantat survivra.

L'homme du même nom n'a pas fini de pâtir pour un soir de dope et de boisson avec sa blonde aussi fuckée mais pas aussi lucky que lui.

14 commentaires:

  1. L'artiste, le poète est magnifique. Rien ne justifie son acte criminel débauche ou pas, mais je pense que cet homme a encore beaucoup à dire.

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  2. entre abominable et fantastique...
    c'est à cette part monstrueuse en chacun de nous que cet homme nous renvoi
    un homme, oui, commun des mortels comme nous tous ici bas
    facile d'admettre, de reconnaître et d'admirer le grand talent, la qualité de l'artiste et la folle témérité de ce gars jouant à l'Icare pour notre bon plaisir
    mais à partir du moment où ses ailes ont tombés et que nous avons assisté à sa chute et se la péter comme le pire des pires
    oups, sortie côté court, fin du spectacle, retour au sommeil, retour sous la doudou confortable du doux mensonge ou l'on se fait croire qu'à nous jamais, au grand jamais, il ne pourrait...
    qu'en nous au grand jamais n'existe cette part d'ombre, ce monstre
    que le sang qui coule dans nos veine est différent du sien
    parce qu'au nom d'une soit disant moralité supérieure nous ne sommes plus frères et soeurs embarqués dans le même fucking bateau
    fuck you, petite humanité de merde, fuck you et fuck you et fuck YOU !

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  3. tes oranges en février
    ta tank de gaz
    ton voyage dans le sud
    ton t-shirt Nike
    ton abonnement à Nautilus
    ton BigMac, ton escalope, ton gratin ou ton steak
    ta cravate, ton complet, tes escarpins en croco, ton sac en Gucci ou ton freaking cossin de Dollarama
    ton Shine-a-Car, ta teinture, tes palettes en Pepsodent et ta petite crème hydratante pour les mains
    et justemment
    check les tes maudites mains, peuple
    farme tes yeux pis essaye de deviner ce qu'est la couleur du liquide chaud qui te beurre les mains
    tous frères et soeurs jusqu'au dernier des derniers
    tous dans le même bateau
    et tous pour jamais nulle part tant qu'il en restera un ou une derrière qui crève de soif, de faim ou d'amour

    somebody bring me my guitar or I'm gonna shoot myself in the head, putain de bordel !

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  4. c'était un complot

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  5. «Quand on aura voulu l'occire aussi, l'artiste Bertrand Cantat survivra.»

    Oui, oui, sans doute, sans doute… Mais, en même temps, pour plusieurs, il suffira de plonger (ce qui s’appelle vraiment plonger) dans le regard, immortalisé sur la pellicule, de Marie Trintignant pour que surgisse irrévocablement l’intolérable vanité de l’homme. Et c’est précisément, à sa juste mesure, le vent qui, pour eux, emportera aussi bien l’homme que l’artiste.

    Mais bon, Cantat n’a pas trop à s’inquiéter, ceux-là (qui ne sont nullement, j’espère qu’on l’aura compris, des moralisateurs de pacotille) seront toujours les moins nombreux…

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  6. Il était gelé dur, sa blonde aussi, ils se sont battus, il était plus fort, elle est morte. C'est pas compliqué à comprendre, pour quiconque a un peu vécu. Elle aussi essayait que le vent l'emporte. C'est la dope, sacraman. La dope et la passion combinées. Un des deux ne s'est pas relevé.

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  7. T'as raison, PatCaz, comme de juste. Tous ces chiens médiévaux qui se pourlèchent à l'idée que ça ne pourrait jamais leur arriver...

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  8. Du coup, il n'a pas pris perpète, il a pris mondial.

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  9. Du mauvais coup, il n'a pris perpète, ok, mais il a pris mondial.

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  10. Se lire et se relire toujours, Parky, avant de peser sur SEND. As-tu une troisième version à soumettre?

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  11. Merci pour le conseil, mais la première est meilleure.

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  12. La plus claire et la plus juste analyse que j'aie jamais lue à ce sujet. Ca doit s'appeler la lucidité ça, Monsieur Mistral. Votre opinion, je la partage.

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C'est votre opinion, et vous la respectez...